volatil

Vendredi 27 février 2009
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Par oozma
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Lundi 7 juillet 2008

 

 

de fausse alarme en lieu commun,

inertes et muselées, les mains

se répandent comme une pieuvre

 

la  mort enfantant ses chef-d’œuvres

n’écrit plus que du bout des doigts

ni ne crie plus à pleine voix

n’écoute plus que d’une oreille

les musiques aux autres pareilles

 

recouchée sur son piédestal

la statue de papier mâché

fondue en pluie dégoulinée

ruisselle en filets d’encre pâle

 

des giclées d’amour en bouillie

et des souvenirs en fouillis

souillent les champs de blé en herbe

fertilisés à nos proverbes

 

appel de la vie, résistance

clameurs sourdes d’une autre chance

Par Lakma de Kermal
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Dimanche 6 juillet 2008

 

 

Je t’aime à ma façon d’enfance réfugiée

Chérissant le tyran puisqu’il s’impose en père

M’offrant les bras liés et les jambes ouvertes

A la jonction du si et de l’impératif

Du ventre impérieux et du moi impérial

Offerte à ton désir comme un soleil polaire

Roulant sur l’horizon de cristaux clignotants

Amortis d’angelures où le silence éclate

En furieuse oraison dans les cieux entr’ouverts

Par £akma
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Dimanche 6 juillet 2008

pour Elie Delamare de Boutteville,
 Conquérant de Vertiges 

 

Putain, c’est plutôt un métier pour les femmes ;

il y a peu d’élues pour beaucoup d’appelées /

C’est un état pourtant dont il faut s’essayer

à la pratique, pour savoir s’il conviendra ou non

 

sans vêtement aucun des pieds à la ceinture,

 / - il se peut tolérer des socquettes légères - /

recouvrir les seins d’un cache-cœur de dentelle,

 / s’allonger sur le dos contre un matelas ferme /

se détendre et rêver que l’on n’existe pas /

 comme un corps à l’institut médico-légal /

 résigné sans douleur aux lames de métal

 

/  i’m back in a minute …

 

 

pour devenir putain à galons il faudra rester souple.

ne pas manger trop de paris-beurre

préférer le chocolat, qui donne des forces et console

de quelques humiliations qu’il faudra endurer

il faut aimer le champagne et le cognac

il faut savoir sourire et jamais ne se plaindre

qu’aux journalistes qui posent des questions.

pour les garçons, il y a corbillard qui est bien

ou ministre, ou poète, ou cerf-volant à Dieppe.

 

Suis ta voie.

 

Par marta £. Ooz Lloyd
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Dimanche 6 juillet 2008


Avant que Elie ne m’abandonne

           que sa volonté soit faite

 

lovée comme un serpent sous le drap du fantôme

qui suinte de pâleur aux rayons du matin

tournoyant son boulet pour tuer son chagrin

et dissiper les chairs, exploser les atomes,

neutraliser la vie qui cherche à l’incarner

et s’entremêle en vrilles de fleurs clématites

aux néants désolés où s’engouffre sa peur

[le relief de son chant plaintif et redoutable

retrace l’aventure au long cour qu’il raconte,

interminablement, tendu au ciel opaque

du rêve lancinant qu’il appelle son Dieu

qu’il tourne en cauchemar pour l’appeler Venise

qu’il sublime à jamais pour l’appeler Sophie

et dont il me rebat le cœur et les oreilles

selon qu’il flaire en moi un chien ou un ami]

j’ai mué lentement au cœur de sa racine

là où le mal sommeille à notre servitude

j’attends qu’il soit grand jour pour t’offrir mon présent

mon futur antérieur, mon conditionnel simple

un secret sans paroi où se love un serpent

un goulag où le froid le dispute à la faim

un domaine sans gloire où triment des vilains,

des braconniers honteux, mortifiés et sanglants

du sang de leurs femelles ouvertes à pleines mains

et de quelques bécasses abattues sur l’étang

un grenier où l’on dort en caressant le foin

doux comme la toison d’une jeune putain

un fief à ton vouloir d’y revenir enfin

Par £akma de Kermal
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